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Regarde vers le bas

Regarde vers le bas

Trois cyanotypes
Papier à dessin 160gr
50cm x 65cm.

 

Brève explication

Le geste de l’index tendu est courant dans la peinture. Ce qui diffère d’une oeuvre à l’autre est l’orientation de l’index. Ce geste peut signifier un ordre, une tentative de persuasion, il peut vouloir diriger notre attention vers le ciel, le danger ou signifier une prise de parole. C’est le geste de Saint Jean-Baptiste  qui annonce “celui qui vient après moi”. Il sert aussi à indiquer la direction de Rome à Pierre.    

Mais ici, j’ai voulu utiliser le geste de l’index pointant vers le bas, vers la terre et sa flore en m’inspirant des mains de Léonard de Vinci.Léonard de Vinci utilise beaucoup le symbole du doigt levé vers le ciel. Nous pouvons trouver beaucoup d’explication à ça mais celle que je retiens c’est qu’il nous invite à prendre conscience du message qui émane de là-haut. De faire attention à ce que les cieux nous disent.  

Pour ma part, je rejoins fortement le Second verset de la Table d’émeraude de Hermès Trismégiste (personnage mythique de l’Antiquité gréco-égyptienne, on lui attribue ce texte composé d’une douzaine de verset, la plus ancienne version datant du VIème siècle): 

Quod est inferius, est sicut quod est superius. Et quod est supius est sicut quod est inferius ad perpetrada miracula rei unius.

Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut :

et ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas,

pour faire les miracles d’une seule chose.

Ainsi j’invite par ces cyanotypes à regarder vers le bas, car le divin s’y trouve aussi. 

 

La technique utilisée

Le cyanotype est un procédé photographique monochrome datant du 19ème siècle (1842). 

Ce procédé permet de capter l’empreinte d’une plante ou d’un négatif photo, ou de tout autre objet grâce à un mélange photosensible composé de Citrate d’ammonium ferrique et de Ferricyanure de potassium. Le procédé est simple :

Je fais deux mélanges  :
1 : 20g de citrate d’ammonium ferrique à 100 ml d’eau
2 : 8g de ferricyanure de potassium à 100 ml d’eau

Je mélange les deux liquides dans le noir. La préparation finale devient photosensible.
À l’aide d’un pinceau ou d’un rouleau, j’étale cette préparation sur une feuille qui est résistante à l’eau.
Et je laisse sécher. 

J’ai pris des plantes séchées (sorbier des oiseleurs, marguerite, myosotis, jasmin, mauve musquée, fenouil, marronnier…) que j’ai posées sur la feuille. J’ai déposé une grande plaque vitrée. Sur celle-ci j’ai dessiné la main à la peinture noire. On peut voir la trace des bords de la plaque sur les cyanotypes.
Le tout a été fixé et mis au soleil de midi (ici c’était en automne) pendant une vingtaine de minutes, puis j’ai rincé à l’eau. 

 

 

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